Charroux d'Allier
La cité, d'origine ancienne, a vu sa renommée s'étendre par ses multiples aspects.
L'origine de son nom, selon la langue celtique parlée par les Gaulois, veut dire "tarière" c'est-à-dire l'instrument qui creuse couloirs et passages, nom donné par extension à la vallée de Tarare parfaitement creusée par les deux rivières impétueuses de la Turdine et du Taret situées de chaque coté de l'éperon de l'ancien quartier du château et aujourd'hui couvertes.
Possédant une population de 10900 habitants, elle s'étend sur 1399 hectares avec une altitude variant de 380 mètres à 735 mètres. Disposée en forme d'étoile, elle s'étale au pied de la colline Notre Dame de Bel Air de "La Garde" des Tarariens.
C'est la porte sud des Monts du Beaujolais vert qui se trouve au confins des anciennes provinces du Forez, du Beaujolais et du Lyonnais.
La géologie de la région de Tarare nous révèle du granit en quantité importante et presque pas de calcaire, d'où l'excellence des eaux de sources qui détermineront l'industrie locale du blanchiment du chanvre, du lin, du coton et ultérieurement des fibres modernes. A l'époque gallo-romaine, Pline découvrira dans notre région la civilisation celte avec le tissage et la teinture des fils. Les voies romaines, encore visibles aujourd'hui se développèrent dans notre région et Tarare, devenue grande voie de passage, se trouvera sur la route de l'étain provenant de Cornouailles britannique. C'est au Ve siècle que l'on trouve le premier seigneur de Tarare ; ensuite les prieurs de la célèbre abbaye de Savigny administreront la ville.
La Renaissance a laissé à Tarare de beaux monuments : "Tour de la Prébende ou du Château", "Place du Marché", "Tour Véline". Sous le second Empire a été bâti le viaduc, véritable ouvrage d'art.
Dès la fin du XVIIIe siècle, au XIX et au XX siècle Tarare a connu uu extraordinaire essor textile avec la famille Simonet, J.B. Martin, les anglais Mac Culloch, Chatelard, avec inventions et développement à partir de fibres végétales, puis artificielles et finalement synthétiques depuis le metier à bras en passant par le métier mécanique jusqu'à l'automatisme, ce qui a fait de Tarare la Cité des Mousselines et la capitale du Rideau de même qu'elle a conquis l'emblême des "3 fleurs" réservé aux quelques villes à l'aspect d'un jardin fleuri.
Tarare, "Une Ville à la Campagne", demeurera toujours celle du rayonnement.
* D'après la brochure de l'office de tourisme de Tarare